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Le bordel artistique et (vaguement) organisé de la dessinatrice Kalli... - Il y a 623 articles et 1775 commentaires !
 


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Gros bazar d'une dessinatrice, avec des des illustrations, des strips, des notes, un peu de tout, qui tient dans un p'tit cocon tout chaud (Essayez de vous y retrouver ^^) !
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Hika (Chan)
Le tumblr d'une jeune, belle et grande dessinatrice, aux influences mangatesques (Sailor Moon Pawa !). A visiter d'urgence (Sinon vous aurez affaire à moi et à elle ^^) !
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29/06/2016
C'est l'heure de l'été ! Du lit trempé de sueur au petit matin, des moustiques, du temps qui ne sait pas ce qu'il veut et de la Japan Expo ! J'espère que je ne vais pas mourir de déshydratation cette année (je prie pour une convention orageuse, avec).
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JOUR D'ETE
Mercredi 07 Mars 17:08 » vu 28068 fois, [2 commentaires]
Catégorie : BD (Plus ou moins compréhensibles...)
Voici une BD qui date d'il y a un an environ, (TRES gros) condensé d'une histoire/nouvelle que je vais mettre après mes deux planches. En fait, on peut lire les pages indépendamment. M'enfin, si vous ne comprennez pas, je pense que c'est normal. Arf, pardonnez la qualité médiocre de la BD, mais il s'agit du brouillon pas encré.

Eté

Page 1
Page 2

Histoire :

JOUR D’ETE

C’était un jour d’été. Le soleil dormait derrière les nuages, les enfants jouaient sur la place, le vent soufflait sur la plaine.
Il est arrivé au « Village-Caserne » un jour d’été.
Je rêvassais dans les hautes herbes. Je l’ai vu.
Une silhouette d’enfant svelte, des vêtements amples, des cheveux basaltes, et un regard perdu dans le lointain.
Il n’y avait personne autour de nous. Pas un rire d’enfant, pas un chant de cigale, juste la voix du vent.
J’ai d’abord crue à une vision issue de mon imagination juvénile. Mais, des guerriers sont arrivés et l’ont emmenés. Il n’a pas résisté, s’est laissé porter comme une poupée cassée.
Les chefs du « Village-Caserne » l’ont acceptés et accueillis : on manquait de guerriers et cet enfant était peut-être un signe du Destin.
Il a grandit aux côtés des autres enfants, sans se mêler à eux. Toujours seul, libre et lointain.
Ses capacités lui ont permis d’être mi-éclaireur, mi-espion. Discret comme il est…

Je le regardais pendant des heures, savoir à quoi il pensait, que regardait-il au loin. Et lui, s’arrachait quelques fois de son « autisme » pour caler sa tête sur mon épaule.
On ne se parlait pas, ou tellement peu… Ce n’était pas important.

Ce qui m’a le plus frappé, se furent ses yeux. Pas deux taches colorées, non. Contrairement aux autres personnes, lui avait des iris bicolores.
Deux tournesols posés sur une flaque d’eau, voilà à quoi se résumait ses yeux.

Nous avons grandit comme tout le monde. Passer du statut de « Jeunes relèves » à « Guerriers purs et simples » fut assez facile. Nous sommes élevés de manière à nous battre, à espionner, à découvrir en toutes circonstances. C’est la guerre qui en a voulu ainsi. Même en temps de paix nous combattons, nous assassinons…
Notre « Village-Caserne », gouverné par les chefs, est une « réserve ». Les Pays voisins nous paient, nous exécutons.
J’ai fini par devenir espionne. Du haut de mes 16 ans, je n’en menais pas large.
Mes premières missions consistèrent à déjouer des complots, de voler des documents, dans les harems royaux, les demeures de grands seigneurs et les bordels des villes avoisinantes.
J’ai le « physique de l’emploi » : Androgyne, mince et leste.
Lui, m’accompagnait de temps à autre.
L’air de rien, nous sommes liés. Oh ! Pas une torride relation amoureuse ou une fraternelle amitié, non. Un lien, un lien indéfinissable.

Il était arrivé un jour d’été, et je savais qu’il finirait par s’en aller. C’était un oiseau qui s’était arrêté pour se reposer.

A pas léger, je me dirige vers la hall de la demeure d’entraînement. Je traverse un couloir nu, couvert de dessins, le cœur affolé.
Il allait partir un jour ou l’autre, je le voyais. Alors ce n’est pas la peine d’être triste…
Il est là, habillé d’un manteau noir, d’un masque lui couvrant la bouche, d’un pantalon bardé de fer et de solides bottes noires. Une tenue couleur ténèbres. Pas d’armes, juste son corps.
Il finit de mettre ses bottes, machinalement, comme d’habitude.
Je m’approche, lentement, mes ongles plantés dans mon bras. A quoi ça sert de pleurer ? A quoi ça sert d’avoir peur ?
Il m’a senti et se retourne. Ses yeux tournesols dansent d’une lueur mélancolique.
« Tu y vas ? je dis inutilement. »
Un mince filet de sang coule le long de mon bras.
Une de ses mains vient me caresser la joue, doucement, presque un frôlement. Si froide sur mon visage tiède.
Il plante son regard dans mes yeux.
A quoi ça servirait de parler ?
Pas de mots, mais un message, peut-être même une promesse… Je n’en demande pas tant.
Il se lève, sort, avant d’arpenter les environs du « Village-Caserne », à la recherche de la plaine de hautes herbes.
Je le suis, de loin, une étrange sensation dans mon esprit.
Comme ce jour d’été, je distingue sa svelte silhouette à travers la végétation, balayée par le vent.
Il s’arrête, ses yeux tournesols dans le lointain.
Une esquisse de sourire.
Il se morcelle, se désagrège en myriades de feuilles sombres, qui s’envolent au gré du vent, disparaissent.
Adieu.
Je reste là, planté dans ce champ de nature. Je ne pleure, ni ne crie, juste regarde.
Je ne suis pas une fille romantique, qui chercherai son « Bien-aimé » sur tous les continents, avec une mythique fougue amoureuse. Je laisse les choses se faire, comme le temps qui passe.
Je le reverrais, peut-être dans une éternité…

Le Soleil dort dans un écrin de montagne. La nuit arrive. Les nuages se teintent de couleurs pastelles.
La scène peut paraître féerique et calme, mais pas ici, sur ce champ de bataille.
La terre pleure des larmes rouges, l’herbe est brûlée, des corps disloqués jonchent aux alentours.
Des soldats « ennemis » ont attaqué notre groupe de guerriers « au repos »…
Pas de survivants, juste moi. Pourquoi ? Je l’ignore et je préfère.
Des membres ensanglantés, des hématomes, des cicatrices. Mes mains sont collées par le sang séché, mes vêtements sont en lambeaux.
Une nuée de corbeaux vole dans le ciel, à l’horizon. Avec eux, peut-être une équipe pour compter et brûler les cadavres.
Rien d’autre que le chant du vent dans ce crépuscule d’hiver.
Je finis par m’effondrer, dans l’herbe douce et humide. C’est si bien de reposer dans son sang…
Peut-être vais-je mourir ici, ou finirais-je par guérir un peu… On verra bien…
Une étrange feuille couleur ébène se faire porter par le vent. Je l’attrape maladroitement. Elle est si fragile, avec un parfum inconnu et pourtant familier. Je ne me souviens plus de cette odeur…
Deux, trois, puis une centaine de ces feuilles finissent par m’entourer, me frôlent, volettent comme des papillons.
Je souris. Oui, je le sens. Il me suffisait juste de laisser passer le temps.
Il est là, tout contre moi, avec ce même regard lointain, ces mêmes yeux tournesols…
Normalement, c’est là que vient la tant attendue déclaration d’amour enflammée et le baiser. Mais nous nous taisons.
C’est un lien, juste un lien. Et ça nous convient parfaitement.
Pas de paroles, ni de larmes, juste des regards.
Il dégrafe son manteau, le déchire, m’en fais des bandages. Je laisse faire, comme autrefois.
Je n’ai même plus mal, alors pourquoi me plaindre ?
Il me tend la main. Un enfant. Mes yeux balaient le paysage. Pourquoi pas ? Je veux recommencer à le regarder pendant des heures, et lui veux continuer de poser sa tête sur mon épaule.
Une tornade de feuilles sombres, puis la liberté.

Mon corps n’a jamais été retrouvé, mais comme les charognards avaient déjà commencé leur « travail », on a mit ma « disparition » sur leur compte.
Je suis portée morte. Personne pour penser à moi, personne pour me maudire. C’est le miracle de la guerre…
Et aujourd’hui, là où je suis, j’en ris avec lui.

FIN
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Nom
Clara
Date naissance
Un 28 février
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Le dessin, l'écriture, un peu de lecture, le ciné... Ouais en gros un tas de trucs !
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Hum... J'aime bien le sprint et la baston (la sympa avec mon frangin XD)
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"De la maladie" de Virginia Woolf
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De tout et du n'importe quoi.
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